Notaire, immobilier, vente : comment bien choisir son repreneur ?

août 2025 | Notaires

Transmettre son étude notariale est une décision majeure, tant pour le cédant que pour l’office lui-même. Confier un projet, une clientèle et une équipe à un successeur n’est pas une mince affaire. Dans un contexte réglementé, avec des enjeux humains et patrimoniaux importants, choisir le bon repreneur est une étape importante à sécuriser.

Comment éviter les erreurs ? Quels critères privilégier ? Et comment bien préparer la transmission de son étude notariale ? Le Cabinet Bontemps vous explique pas à pas comment bien choisir votre repreneur.

Rôle et obligations du notaire cédant dans la cession de son étude

Un notaire ne cède pas simplement une entreprise : il transmet une charge d’intérêt public, dont la cession est soumise à l’approbation du ministère de la Justice. Depuis août 2024, cette procédure s’effectue via la plateforme dématérialisée OPM, permettant une instruction accélérée et un suivi en ligne. Cette transmission implique :

  • La présentation d’un successeur au Garde des Sceaux ;
  • Le respect de nombreuses obligations juridiques, sociales et financières ;
  • La préservation de la relation de confiance avec la clientèle ;
  • Le maintien des engagements de l’office vis-à-vis des collaborateurs.

C’est pourquoi cette cession, qu’elle concerne l’intégralité de l’office ou seulement des parts sociales, doit être rigoureusement encadrée.

Bon à savoir :

Le processus peut désormais être mené intégralement de manière dématérialisée, avec une validation implicite, si aucune opposition n’est formulée dans un délai de deux mois.

Quels critères pour bien choisir son repreneur ?

Expérience, réputation et projet

Le repreneur doit avoir une expérience suffisante du notariat, une solide réputation et un projet compatible avec l’historique et les ambitions de l’étude. Cela inclut la capacité à :

  • Gérer et développer l’activité existante ;
  • Maintenir la qualité du service rendu à la clientèle ;
  • S’intégrer humainement à l’équipe en place.

Un repreneur qui souhaite diversifier ou spécialiser l’étude peut représenter une opportunité, à condition de partager une vision cohérente.

Situation financière

Le repreneur doit prouver sa capacité à financer l’opération : apport personnel, garanties bancaires, viabilité du business plan… Ces éléments rassurent les partenaires (banques, associés restants, etc.) et sécurisent juridiquement la cession.

Affinité humaine

Dans le cas d’une cession partielle (entre associés), la compatibilité humaine est essentielle. Un collaborateur ou notaire salarié déjà intégré à l’étude peut s’avérer être le bon candidat, du fait de sa connaissance de l’ADN de l’office.

Les 6 étapes clés de la transmission d’un office notarial

Liste de contrôle avec cases à cocher, coche verte, croix rouge et cadre en bois sur fond blancLa cession doit être menée de manière structurée. Il faut :

  1. Préparer l’étude : réaliser un audit complet (activité, organisation, clientèle, passif) pour constituer un dossier de présentation solide.
  2. Définir vos objectifs : départ total ou partiel ? Cession en une ou plusieurs étapes ? Le projet du cédant détermine le choix du repreneur.
  3. Identifier les bons candidats : la confidentialité est primordiale. Il est essentiel de cibler des profils sérieux, motivés et solvables.
  4. Évaluer et formaliser : entretien, compatibilité stratégique et humaine, validation du financement, puis signature d’un protocole d’accord.
  5. Gérer les démarches réglementaires : dépôt du dossier auprès de l’OPM, avis de la chambre, arrêté de nomination. Pour cette étape, prévoyez en moyenne 2 à 3 mois.
  6. Organiser la transition : transmission d’informations, tuilage éventuel, présentation du repreneur à l’équipe et à la clientèle. Un point souvent décisif pour la réussite de la reprise.

Pour gagner un temps précieux et garantir la confidentialité absolue de l’opération, vous pouvez faire appel au Cabinet Bontemps. En limitant les risques de fuites ou de tensions internes, le cabinet offre un cadre sécurisé pour chaque étape de la transmission. Son réseau qualifié, sa méthode éprouvée et sa parfaite connaissance du marché notarial assurent une cession rapide, discrète et parfaitement maîtrisée.

Valorisation et aspects financiers d’une cession d’étude notariale

La question du prix est centrale dans toute cession d’office notarial. Mais il n’existe pas de grille tarifaire unique. La valorisation dépend de nombreux facteurs objectifs et subjectifs, qu’il convient d’analyser avec méthode.

Comment estimer la valeur d’une étude notariale ?

Selon le Baromètre des notaires 2024 du Cabinet Bontemps :

  • Le prix moyen de cession constaté en 2023 se situe entre 480 000€ et 950 000€, avec des pics à plus de 1,5M€ dans les grandes métropoles ;
  • 62 % des opérations concernent des offices en zones semi-urbaines ou rurales, souvent moins valorisés, mais très rentables ;
  • Dans 40 % des cas, le repreneur est déjà salarié ou collaborateur de l’étude, ce qui peut faciliter la cession.

Le Cabinet Bontemps, en tant que valorisateur officiel de l’Aganot, applique une méthodologie rigoureuse et reconnue, fondée sur plusieurs critères de valorisation, dont voici les principaux ci-dessous :

Critères Impact sur la valeur
Chiffre d’affaires et résultat d’exploitation (EBE) Plus ils sont élevés et stables, plus la valeur augmente.
Répartition de l’activité Une diversification (immobilier, famille, droit des sociétés…) rassure les acquéreurs.
Clientèle La cession d’une clientèle de notaire peut être un actif immatériel précieux si la clientèle est fidèle, renouvelée et solvable.
Équipe et organisation Une structure bien en place facilite la transition et rassure le repreneur.
Localisation géographique Les offices situés dans des zones dynamiques sont mieux valorisés.
Statut juridique SEL ou SCP : le mode d’exercice influe sur le montage et la fiscalité.

En résumé

Cadre réglementaire renforcé
Depuis août 2024, la cession d’office notarial s’effectue via la plateforme dématérialisée OPM avec validation implicite sous 2 mois, accélérant significativement les procédures administratives.

Critères de sélection du repreneur
Le choix doit s’appuyer sur trois piliers : expérience professionnelle et projet cohérent, solidité financière avec plan de financement validé, et compatibilité humaine avec l’équipe existante.

Valorisation moyenne du marché
Les prix de cession se situent entre 480 000€ et 950 000€ en 2023, avec des pics à 1,5M€ dans les métropoles. 62% des transactions concernent des zones semi-urbaines/rurales, souvent très rentables.

Processus structuré en 6 étapes
La transmission nécessite 4 à 6 mois et comprend : audit préparatoire, définition des objectifs, identification confidentielle des candidats, évaluation/formalisation, démarches réglementaires, puis organisation de la transition.

Montage financier type
Le financement repose généralement sur 30-40 % d’apport personnel du repreneur et 60-70 % de crédit bancaire, nécessitant un business plan solide et des garanties adaptées.

Accompagnement expert recommandé
La complexité juridique, fiscale et humaine de l’opération justifie un accompagnement spécialisé pour sécuriser la confidentialité, optimiser la valorisation et garantir le succès de la transmission.

Bon à savoir :
Certaines études « sans concurrence » dans des bassins de vie ruraux bien établis peuvent atteindre des valorisations proches de celles en zone urbaine.

Quels sont les frais à prévoir par le repreneur ?

En plus du prix d’acquisition, le candidat à la reprise devra prévoir :

  • Des frais d’acte (notamment en cas de cession de parts sociales entre notaires associés ou d’un office individuel) ;
  • Des honoraires de conseil (juridique, fiscal, accompagnement à la reprise) ;
  • Des frais bancaires liés à l’obtention du financement (garanties, intérêts) ;
  • Éventuellement, des coûts de mise à niveau ou de modernisation (logiciels, communication, équipements…).

Le baromètre révèle que le montage financier type repose en moyenne sur :

  • 30 à 40 % d’apport personnel du repreneur ;
  • 60 à 70 % de financement bancaire, parfois accompagné d’un crédit-vendeur ou d’une garantie d’associé.

Le candidat doit disposer d’un plan de financement structuré, validé par un établissement bancaire ou un partenaire institutionnel.

Pour le cédant : quid de la fiscalité ?

Selon la forme juridique de l’étude, le cédant peut être imposé sur :

  • La plus-value réalisée lors de la cession ;
  • Les éventuels dividendes ou bénéfices distribués avant cession ;
  • Les droits d’enregistrement, selon la nature de l’actif transmis (clientèle, parts sociales, fonds libéral…).

Une anticipation fiscale est vivement conseillée, notamment pour optimiser le traitement de la cession dans le cadre d’un départ en retraite. Des régimes d’exonération spécifiques existent, à condition de respecter certaines conditions (durée de détention, seuils de chiffre d’affaires, etc.).

Les erreurs fréquentes à éviter lors du choix d’un repreneur

Choisir un repreneur est une décision stratégique. Certaines erreurs peuvent compromettre la cession de votre étude, voire en retarder l’aboutissement.

Se baser uniquement sur le prix proposé

Un prix élevé n’est pas toujours gage de fiabilité. Il vaut mieux un repreneur solide financièrement, avec un vrai projet, qu’un acquéreur sans garanties, qui risque de bloquer l’opération.

Négliger la compatibilité humaine

La réussite de la reprise dépend aussi de la relation avec l’équipe, les associés restants et la clientèle. Un bon CV ne suffit pas : il faut un profil humainement aligné avec l’ADN de l’office.

Manquer de transparence sur l’étude

Taire un litige, une baisse d’activité ou un bail défavorable nuit à la confiance. La transparence est essentielle pour éviter les ruptures d’accord ou les mauvaises surprises post-cession.

Sous-estimer les délais

Les délais d’une cession d’office de notaire sont estimés à 4 à 6 mois pour une cession complète, selon la complexité du dossier. Prenez en compte ces délais pour respecter les obligations juridiques, organiser la transition et sécuriser l’opération.

Agir sans se faire accompagner

Comme le souligne Alexandre Panossisan, directeur associé du Cabinet Bontemps, “réaliser une cession d’office seul peut vous exposer à des erreurs techniques et à une diffusion non maîtrisée.

Avec le Cabinet Bontemps, vous bénéficiez d’un cadre confidentiel, d’un réseau qualifié et d’un accompagnement à chaque étape. Cela préserve les intérêts du notaire cédant et assure la stabilité de l’office jusqu’à la finalisation.”

Checklist : 8 critères pour sélectionner le bon repreneur

  1. Un projet professionnel cohérent
  2. Une expérience dans le notariat (collaborateur, associé…)
  3. Une capacité financière validée
  4. Une vision de développement claire
  5. Des compétences managériales
  6. Un respect du cadre juridique
  7. Une bonne relation client
  8. Une compatibilité humaine avec l’équipe / associés

Transmettre une étude notariale ne s’improvise pas. C’est une opération sensible, engageante et irréversible, qui mérite un accompagnement expert à chaque étape.

Le Cabinet Bontemps vous propose un service global, une approche humaine et confidentielle ainsi qu’un réseau actif sur l’ensemble du territoire. Vous bénéficiez d’une équipe expérimentée pour valoriser, transmettre et sécuriser votre opération dans les meilleures conditions.

Que vous soyez notaire cédant ou en recherche de reprise, n’attendez pas pour poser vos questions. Contactez-nous pour un premier échange confidentiel.

FAQ – Questions fréquentes sur la cession d’un office notarial

Qui choisit le notaire lors de la vente d’un office ?

Le notaire cédant propose un successeur. Depuis 2024, la validation s’effectue via la plateforme OPM : sans opposition dans un délai de deux mois, l’agrément est réputé acquis. En société, les associés doivent également donner leur accord.

À quel moment commencer à chercher un repreneur ?

Idéalement 18 à 24 mois avant la date souhaitée de départ. Cela permet d’optimiser la valorisation et de respecter les délais administratifs.

Peut-on vendre une étude en difficulté ou en perte d’activité ?

Oui, mais cela nécessite un repreneur solide et un plan de relance crédible. Dans certains cas, la restructuration préalable peut être recommandée.

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